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DENIS
LORÉ >
2005
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2005 |
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ARLES
dimanche
27
mars
2005
Arènes
d'Arles
:
troisième
corrida
de
la
feria
de
Pàques
Temps
:
ciel
partiellement
nuageux.
Entrée
:
11000
Toros
:
Hubert
YONNET,
535,
520,
525,
525,
545
et
515kgs.
El
Fundi
(corail
des
îles
de
la
Sonde
et
or)
:
oreille
et
un
avis
avec
saluts.
Denis
Loré
(olive
de
Jaen
et
or)
:
oreille
et
oreille
Juan
José
Padilla
(layette
et
or
avec
parements
noirs)
:
saluts
et
un
avis
avec
division
d'opinion.
|
Article
Midi
Libre
du
28
mars
2005
LORÉ
SORT
VAINQUEUR
D'UNE
BELLE
CORRIDA
DE
YONNET!
Denis
Loré,
auteur
des
meilleures
séquences
du
jour.
Le
bétail
Français
était
encore
à
l'honneur
quelques
heures
plus
tard,
puisque
six
toros
du
Camarguais
Hubert
Yonnet
étaient
à
l'affiche.
On
commencera
par
la
fin,
en
confirmant
que
les
rêves
de
l'éleveur
ont
été
comblés.
L'après-midi
ne
s'est-elle
pas
terminée
en
sa
compagnie,
le
temps
d'un
tour
de
piste
très
fêté
?
Et
mérité
puisque
ce
lot,
très
bien
présenté,
montra
une
bravoure
constante
et
un
allant
jamais
démenti.
Avec
la
dose
de
piquant
nécessaire
à
ces
combats
âpres,
mais
suffisamment
mesurée
pour
que
le
torero
puisse
s'exprimer.
El
Fundi
s'en
acquitta
en
professionnel
aguerri
à
ce
type
de
joutes,
donnant
même
une
leçon
de
technique
devant
le
difficile
quatrième
qu'il
finit
par
soumettre.
Juan
José
Padilla
a
mis
le
feu
par
intermittence,
dès
la
sortie
de
son
premier,
ou
avec
le
show
100%
macho
réservé
au
dernier
du
jour.
Domage
qu'il
se
soit
limité
à
cela,
ce
très
bon
toro
permettait
beaucoup
plus.
Mais
c'est
Denis
Loré
qui
est
sorti
grand
vainqueur
de
cette
très
intéressante
corrida.
Il
fut
centré,
sérieux
et
classique
avec
son
premier
qu'il
domina
dès
un
début
de
faenas
supérieur.
Il
offrit
ensuite
au
public
les
meilleures
séquences
de
ce
dimanche,
avec
son
second,
notamment
le
temps
de
deux
profondes
et
suaves
séries
de
lentes
naturelles.
Le
torero
nîmois
ne
pouvait
pas
mieux
lancer
sa
saison.
Vincent
COSTE
|
|
|
|
CORRIDA.NET
Que
restera-t-il
de
cette
feria
pascale
tombée
très
tôt
dans
le
calendrier
et
dont
l'affluence
s'est
légèrement
tassée
par
rapport
à
l'édition
précédente
?
Quelques
satisfactions
mais
aussi
pas
mal
de
soucis.
Au
rayon
des
satisfactions,
la
principale
est
sans
aucun
doute
le
rôle
joué
par
les
français,
à
commencer
par
les
ganaderos
:
trois
lots,
trois
succès,
trois
ganaderos
ou
mayorals
en
piste.
Il
faut
bien
sûr
nuancer
cette
impression
générale,
et
préciser
que
le
plus
fêté
des
trois
lots,
celui
de
Hubert
Yonnet,
fut
aussi
le
plus
discutable
en
qualité.
Mais
face
aux
toros
durs,
mobiles
et
rageusement
encastés
de
la
Bélugue
il
y
avait
trois
toreros
aguerris
et
décidés,
ce
qui
explique
que
la
corrida
ait
été
suivie
de
bout
en
bout
avec
intérêt
par
le
public
le
plus
torista
de
la
feria.
Mais
il
serait
injuste
d'attribuer
tout
le
mérite
de
cette
corrida
intense
aux
seuls
toros
qui
avec
d'autres
toreros
n'auraient
probablement
pas
autant
brillé.
...
Dans
les
satisfactions
françaises
il
faut
relever
aussi
le
succès
de
Denis
Loré
qui
fut
réellement
important
face
à
deux
adversaires
compliqués
de
Yonnet,
le
sitio
et
l'aguante
de
Castella
peu
aidé
par
ceux
de
Victoriano
del
Rio,
et
le
retour
digne
de
Juan
Bautista.
|
|
NÎMES
12
mai
2005
|
|
Arènes
de
Nîmes
:
deuxième
corrida
de
la
feria
de
Pentecôte
Temps
:
ciel
couvert
puis
se
dégageant.
Durée
:
2
H
15
Entrée
:
5000
Toros
:
Baltazar
Iban,
490,
495,
577,
532,
551
et
592
kgs.
El
Fundi
(De
profundis
et
or
avec
parements
noirs)
:
saluts,
silence
et
silence.
Denis
Loré
(Coulommiers
au
lait
cru
et
or)
:
oreille,
oreille
et
saluts
Midi
Libre
:
Le
premier
triomphe
de
la
feria
pour
Denis
Loré
-
Le
Coeur
et
la
flamme,
et
deux
oreilles
pour
Loré.
La
Provence
:
Feria
:
le
premier
triomphe
est
Nîmois
-
Denis
Loré
sort
grandi
du
1er
mano
a
mano
La
Marsellaise
:
Maestro
Loré
!
Face
à
un
lot
de
Baltazar
Iban
compliqué,
le
Nîmois
a
montré
qu'il
était
dans
la
plénitude
de
sa
carrière
Merci
Monsieur
Loré
!!!
La
Dépèche
:
Loré
plus
fort
que
le
diable
Corrida
TV
:
Nîmes,
triomphe
magistral
de
Denis
Loré,
qui
sort
en
triomphe
par
la
porte
des
cuadrillas
Toro
2000
:
Nîmes
:
"AVANT...ET
APRÉS
LE
12
MAI
2005"
Corridas.net
:
Nîmes
:
Deux
oreilles
pour
un
Loré
en
figura
Toreria.net
:
Un
grand
D.
Loré
Burladerodos.com
:
Loré,
mágica
conjunción
de
valor
y
técnica
|
|
Article
Sud-Ouest
du
13
mai
2005
FICHEZ-MOI
LA
PAIX
!
Fort
bien
charpenté,
l'envoi
de
l'éleveur
Baltasar
Iban
ou,
mieux
dit,
de
ses
héritiers,
s'est
composé
de
deux
bêtes
acceptables
(deuxième
et
quatrième)
et
du
restant
nettement
plus
compliqué.
Braves
en
général
à
la
pique
(douze
assauts),
ces
toros,
d'une
présentation
physique
irréprochable,
ont
parfois
déçu
au
niveau
de
la
motricité.
Sept
véroniques
plus
serrées
que
les
corsets
de
Gina
Lollobrigida
ouvrent
le
bal
au
deuxième
animal.
|
|
|
|
|
|
|
Photos
:
Alain
DAMIE
|
|
|
|
|
|
|
On
sent
que
Denis
Loré
a
dévoré
vingt-six
côtelettes
de
Lyon
au
petit
déjeuner.
Les
véroniques
à
peine
finies,
il
se
jette
à
genoux
et
boucle
une
demie
à
rallumer
l'Etna.
Omniprésent
dans
la
lidia
on
crut
d'ailleurs
un
instant
qu'il
y
avait
trois
Loré
en
piste
,
le
Nîmois,
sur
tous
les
fronts,
enchaîne
les
chicuelinas
marchées,
les
quites
en
tapatias,
les
passes
à
une
main
afin
de
placer
et
replacer
ce
toro.
A
la
muleta,
le
voici
au
centre
plus
droit
qu'un
piquet.
On
hallucine
à
nouveau
en
pensant
apercevoir
deux
crocs
au
coin
de
ses
lèvres.
Même
le
toro
a
peur
de
ce
type
dix
fois
plus
encasté
que
lui.
Un
double
cambio
dans
le
dos
l'amadoue
définitivement.
Et
pourtant,
la
corne
passa
à
un
quart
d'épaisseur
de
papier
à
rouler
de
la
fémorale
de
Loré.
Hier,
le
Gardois
aurait
donné
des
muletazos
aux
pyramides,
à
l'Orient
Express
en
gare,
à
tous
les
cargos
échoués
ici
et
là.
Il
aurait
plié
Machiavel,
convaincu
Landru
de
se
rendre,
Napoléon
d'éviter
Waterloo
et
la
mère
Denis
de
s'acheter
un
séchoir
électrique.
|
|
|
|
|
|
Photos
:
Alain
DAMIE
|
|
|
|
|
|
|
Dans
l'ordre,
il
y
eut
un
cornu
long
à
s'élancer
qu'il
obligea
en
permanence
à
avaler
sa
bouillie,
une
seconde
bête
conciliante
mais
un
brin
faiblarde,
reçue
d'une
larga
au
fil
des
planches.
Cet
Iban
le
crocheta
à
la
jambe
gauche,
lui
déchiquetant
le
côté
de
la
culotte.
Revenu
au
callejon,
son
entourage,
sorte
de
mécanos
de
la
F1,
s'empressa
autour
de
sa
cuisse
:
«
Fichez-moi
la
paix
avec
votre
sparadrap
»,
leur
murmura-t-il.
Cette
faena
initiée
assis
sur
le
marchepied
fut
claire,
précise,
modelée
en
douceur
avec
des
naturelles
«
al
dente
»
prolongées
jusqu'à
la
rupture
de
l'équilibre.
Cela
devenait
important,
définitif,
osons-le
:
historique.
Loré
enfonçait
le
clou.
Ce
torerazo
de
37
ans
qui
n'a
connu
comme
tapis
de
fleurs
que
ceux
des
bus
de
sa
ville
qu'il
conduit
l'hiver,
méritait
ce
triomphe.
De
grâce,
faites-lui
place
!
Il
vaut
largement
tous
les
Pepito
de
la
Punta
del
Bec
d'Ambès
qu'on
nous
rabâche
saison
après
saison.
|
|
|
|
|
|
Que
dire
alors
de
son
ultime
combat
face
au
dernier
Baltasar,
véritable
concentré
de
contrariétés
?
Ce
toro
pouvait
vous
citer
chaque
parfum
des
femmes
sur
les
gradins.
Capable
d'énumérer
tous
les
prénoms,
connaissant
le
latin,
le
copte
et
le
patois
de
Montendre-Sud,
il
incarnait
à
lui
seul
quatre
siècles
de
cauchemars
taurins.
L'unique
défaut
dont
il
était
exempt,
c'est
qu'il
ne
continuait
pas
ses
fourberies
latérales.
Il
plongeait
sur
l'homme
mais
s'arrêtait
net.
Denis
l'a
entrepris
quarante
fois,
les
yeux
dans
les
yeux,
les
poignards
dans
le
gilet.
A
toi,
à
moi
!
Ou
toi,
ou
moi
!
Le
genre
de
bataille
d'où
personne
ne
sort
indemne.
On
avait
froid,
on
avait
chaud.
Imaginez
alors
la
clameur
remerciant
ce
garçon
qui
est
même
parvenu
à
être
l'ami
de
son
ombre.
Et
à
n'avoir
dans
ses
veines
qu'honneur
et
probité.
Imaginez
comment
s'endormir
après
cela.
El
Fundi
a
tout
tenté,
creusé
cent
puits,
arraché
mille
hectares
pour
trouver
une
goutte
d'eau,
un
soupçon
de
fraîcheur.
Trois
toros
inservables
face
à
la
dignité
de
cet
immense
professionnel.
Zocato,
envoyé
spécial
Olivier
Mageste
|
|
Dimanche
15
mai
VIC
FEZENSAC
|
|
Arènes
de
Vic
Fezensac
: Féria
de
Pentecôte
Temps
:
ciel
couvert.
Durée
:
2
H
15
Entrée
:
Plaza
pleine
Toros
:
Criado
Holgado
Denis
Loré
(Bleu
clair
et
or)
:
Salut
et
salut
au
tiers
Luis
Vilches
(Rouge
et
or)
:
Ovation
au
tiers
et
oreille.
Serafin
Marin
(Bleu
outre
mer
et
or
)
:
2
avis
divisions
d'opinions
et
bronca
Article
Corridas.net
du
16
mai
2005
|
|
Oreille
pour
Vilches,
bonne
corrida
de
Criado
Holgado
|
|
Superbement
présentée,
la
corrida
de
Criado
Holgado
fut
intéressante
de
bout
en
bout.
Hauts,
longs,
notamment
les
troisième
et
cinquième,
qui
arrivait
à
hauteur
du
burladero.
Sosos
et
difficiles
le
premier
et
quatrième,
nobles
à
divers
degrés
les
quatre
autres,
très
bon
le
second.
Tous
furent
exagérément
et
mal
piqués.
Denis
Loré
salut
et
salut,
Luis
Vilchez
ovation
et
oreille,
Serafin
Marin
divisions
d'opinions
et
bronca.
Le
premier
de
Denis
Loré
sort
abanto
et
ne
livre
pas
sous
la
cape
du
nîmois.
Le
toro
prend
deux
piques
sans
pousser
la
cavalerie
et
sort
affaibli
par
l'épreuve.
Loré
brinde
au
public
et
réalise
une
bonne
entame
de
faena
tout
en
douceur.
Le
toro
se
décompose
(se
raja)
et
devient
avisé.
Loré
s'arrime
mais
ne
peut
rien
tirer
du
Criado.
Un
pinchazo,
un
estoconazo,
le
toro
est
mort
mais
peine
à
tomber.
Photos
:
André
Viard
et
Philippe
Gourgues
|
|
|
|
|
|
Son
second
est
lourd
et
sort
avec
de
meilleures
dispositions.
Loré
en
profite
pour
dessiner
quelques
bonnes
véroniques.
Le
toro
prend
deux
piques
en
poussant
plus
avec
la
tête
qu'avec
le
corps.
Le
français
brinde
à
Marcel
Garzelli
et
Jean-Jacques
Baylac.
La
faena
est
décousue
car
le
toro
se
décompose
et
n'autorise
pas
de
séries
liées.
Loré
fait
front,
arrache
quelques
muletazos
à
la
pointe
des
cornes
et
conclut
d'une
superbe
estocade.
|
|
|
|
|
Luis
Vilches
réceptionne
son
premier
par
un
capeo
alluré.
Le
toro
pousse
bravement
à
la
premier
rencontre
au
cheval,
mais
se
fait
châtier
durement
à
la
2ème
pique.
Manolo
Corona
salut
montera
en
mains
après
deux
belles
poses.
Vilches
brinde
au
public
et
débute
la
faena
par
deux
trincheras
de
cartel.
Le
toro
est
noble
et
bon.
Le
sévillan
réalise
plusieurs
séries
templées
sur
le
côté
droit
et
termine
par
des
doubles
pechos
plein
d'à
propos.
Le
public
lui
demande
d'essayer
à
gauche,
il
s'exécute
et
prend
une
voltereta
impressionnante.
Merci
pour
lui
!
Il
revient
pour
de
nouveaux
derechazos
et
on
se
dit
alors
qu'il
est
parti
pour
couper
deux
oreilles
avec
force.
Deux
pinchazos,
une
½
épée,
un
nouveau
pinchazo,
un
avis,
une
atravesada
et
un
descabello
les
font
s'envoler...
Ovation
au
tiers
tout
de
même
en
souvenir
de
l'excellente
faena.
Le
cinquième
est
un
tio
aussi
haut
que
les
chevaux
de
pique.
Il
prend
une
première
pique
sans
fijeza
et
on
frôle
le
drame
dès
qu'il
sort
du
cheval,
le
peon
Corona
trébuche
et
le
toro
le
cherche
au
sol,
le
quite
de
ses
compañeros
est
salutaire.
Vilches
récidive
dans
sa
prestation.
Il
enchaîne
des
très
bonnes
séries
à
droite,
hausse
progresivement
le
ton
de
sa
faena
mais
le
toro
se
décompose
sur
la
fin.
Le
torero
conclut
d'un
pinchazo,
une
entière
basse
mais
efficace.
Une
oreille.
Serafin
Marin
ne
peut
pas
réaliser
de
véronique
correcte
devant
son
premier
qui
sort
manso
et
abanto.
La
1ère
pique
est
forte
et
le
toro
pousse
par
à
coups.
Sous
la
2ème
ration
le
toro
se
colle
au
peto
et
subit
un
nouveau
châtiment
exagéré.
Le
toro
est
noble
et
embiste
museau
au
ras
du
sol.
Marin
débute
bien
sa
faena
et
lie
deux
bonnes
séries
sur
le
côté
droit.
Malheureusement,
le
torero
barcelonais
ne
profitera
pas
pleinement
des
qualités
de
ce
toro
malgré
quelques
jolis
gestes.
Deux
pinchazos,
deux
avis,
une
entière.
Le
dernier
sort
fuyard
et
distrait
sans
se
fixer
sous
la
cape.
La
1ère
pique
est
donnée
par
le
cheval
de
réserve
et
le
cavalier
ne
se
prive
pas
pour
infliger
une
véritable
correction.
La
2ème
pique
est
mal
exécutée
et
le
public
le
fait
savoir.
César
Perez
se
distingue
aux
palos
et
salue
montera
en
mains.
Le
toro
a
de
la
classe,
Marin
débute
bien
sur
le
côté
droit
puis
change
de
main
et,
sans
raison
apparente,
abrége
sa
faena.
Deux
épées
dans
le
flanc,
2
pinchazos,
2
descabellos,
bronca.
Arènes
pleines,
temps
incertain,
public
cahotique
dans
ses
réactions.
|
|
DIMANCHE
3
JUILLET
GRAU
DU
ROI
|
|
Arènes
du
Grau
du
Roi
: Corrida
de
clôture
de
la
Feria
Temps
:
ciel
dégagé.
Durée
:
2
H
25
Entrée
:
1/2
arène
Toros
:
Salayero
y
Bandrès,
520,
510,
490,
500,
500
et
530
kg
Denis
Loré
(Chartreuse
de
Parme
et
or)
:
Oreille
et
2
oreilles
Marc
Serrano
(Goéland
de
Port-Camargue
et
argent)
:
Vuelta
et
oreille.
Javier
Castaño
(Ciel
du
Vaccarès
et
or
)
:
2
oreilles
et
oreille
Terres
Taurine
|
|
LORÉ
ET
CASTAÑO
A
HOMBROS
|
|
La
corrida
de
Salayero
y
Bandres,
qu’on
pouvait
attendre
faible
et
fade,
s’est
avérée
mobile,
allègre
et
suffisamment
forte
pour
supporter
la
centaine
de
passes
que
doit
comporter
une
lidia
moderne.
Tous
ont
chargé
à
l’allure
du
galop,
ont
fait
leur
devoir
avec
plus
ou
moins
de
brio
au
cheval
et
se
sont
engouffrés
tête
basse
dans
les
leurres.
Le
quatrième
qui
s’éteignit
dés
la
deuxième
série
de
derechazos
fut
le
moins
collaborateur
et
le
cinquième,
celui
qui
transmit
le
plus.
|

|

|
|
Photos
:
Alain
Damie |
Plus
rien
ne
résiste
à
Denis
Loré
depuis,
qu’à
l’instar
des
plus
grands,
il
parvient
à
s’imposer
aux
toros
sans
les
déranger.
C’est
ainsi
qu’
à
son
second,
qui
fléchit
et
s’éteint
dès
la
seconde
série
de
derechazos,
il
inventa
littéralement
une
faena
qui
n’existait
pas.
Son
adversaire
ne
lui
donnant
plus
rien,
chaque
passe
fut
une
trouvaille
technique
pour
obtenir
un
minimum
de
trajectoire.
Insistant
dans
tous
les
terrains
Denis
prouva
être
armé
pour
aller
chercher
les
oreilles
là
ou
elles
ne
sont
pas,
et
il
en
coupa
deux
au
seul
Salayero
qui
refusait
de
les
donner.
Très
en
confiance
(il
donne
l’impression
de
ne
plus
ressentir
la
peur)
il
coupa
aussi
une
oreille
à
son
premier
qui
manqua
un
peu
de
force
pour
permettre
le
triomphe.
Comme
à
son
habitude
il
tua
superbement.
Marc
Serrano
à
beaucoup
travaillé
pour
transformer
son
toreo
qu’on
disait
froid,
en
un
chant
plus
chaud
et
coloré.
A
court
de
compétition,
il
ne
put
se
hisser
au
niveau
de
ses
compagnons
de
cartels,
mais
signa
une
performance
intéressante.
Du
reste
s’il
avait
mieux
tué
il
serait
sans
doute
sorti
à
hombros,
lui
aussi.
A
son
premier
Javier
Castaño
mit
du
temps
pour
trouver
la
bonne
distance.
Ce
réglage
obtenu,
il
aligna
des
naturelles
de
trois
mètres
de
longs
où
son
adversaire
montra
toute
sa
classe.
Il
finit
par
un
numéro
d’encimisme
inspiré,
agrémenté
d’un
360°
donné
genoux
en
terre.
Deux
oreilles
en
dépit
d’une
lame
entière
mal
placée
au
milieu
des
reins.
Le
même
scénario
se
répéta
au
faible
dernier
tué
sans
brio
d’un
tiers
de
lame
et
descabello.
Une
oreille.
½
arène,
public
averti
et
courtois..
Frédéric
Pascal
|
|
DIMANCHE
17
JUILLET
FRÉJUS
|
|
Arènes
de
Fréjus
:
Seconde
corrida
de
la
féria
de
la
Côte
d'Azur
Temps
:
Temps
splendide.
Durée
:
2
H
29
Entrée
:
½
entrée
Toros
:
Criado
Holgado
EL
FUNDI
(ocre
&
noir)
:
1
oreille
–
2
oreilles.
Stéphane
FERNANDEZ
MÉCA
(évêque
&
or)
:
silence
–
1
avis
et
1
oreille.
Denis
LORÉ
(parme
&
or)
:
vuelta
–
1
oreille.
Corrida.tv
|
|
TRIOMPHE
DE
FUNDI
|
|
Le
matador
de
toros
espagnol
El
Fundi
est
sorti
en
triomphe
par
la
Grande
porte
des
arènes
de
Fréjus
(Var)
à
l'issue
de
la
corrida
qui
s'est
déroulée
ce
dimanche,
en
fin
d'après-midi,
après
avoir
coupé
un
total
de
trois
oreilles
face
au
bétail
de
Palha,
propriété
de
l'éleveur
portugais
João
Folque
de
Mendoça.
Ce
succès
du
torero
originaire
de
Fuenlabrada
a
été
accompagné
par
le
tour
de
piste
final
du
mayoral
de
l'élevage,
Joaquim
Carlos
Santos,
en
récompense
du
spectacle
fourni
en
piste
par
l'ensemble
du
lot.
L'amphithéâtre
romain
a
enregistré
une
demie
entrée
pour
cette
seconde
corrida
de
la
féria
de
la
Côte
d'Azur
qui
s'est
déroulée
sous
un
temps
splendide.
Le
cartel,
hispano-français,
réunissait
José
Pedro
Prados
El
Fundi,
Stéphane
Fernandez
Méca
et
Denis
Loré,
opposés
à
six
toros
de
Palha,
bien
présentés
et
diversement
armés,
braves
et
spectaculaires
au
cheval
(chute
au
6e),
imprimant
race
et
fixité,
et
donnant
un
jeu
varié
(le
toro
le
plus
complet
fut
le
4e,
brave
et
puissant
en
deux
rencontres
très
mal
dosées,
spectaculaire
et
vibrant
à
la
muleta
;
ce
toro,
sorti
en
4e
position,
Africano,
n°646,
negro,
500
kg,
né
en
octobre
2000,
honoré
d'un
tour
de
piste
posthume
;
5e,
également
très
brave
en
trois
rencontres
plus
une
quatrième
au
regatón,
avec
la
musique
jouant
pendant
son
interprétation,
encasté
et
mobile
mais
s'éteignant
progressivement
;
1er
et
2e,
spectaculaires
et
vibrants
de
charge
bien
que
plus
incommodes
pour
le
toreo,
mais
transmettant
au
public
;
6e,
encore
spectaculaire
au
cheval
et
poussant
avec
vigueur
sous
le
fer,
puis
collant
et
arrêté
au
troisième
tiers
;
le
plus
compliqué
fut
le
3e,
mansito,
distrait
et
ne
se
fixant
que
rarement
dans
le
leurre
en
dépit
de
quelques
assauts
isolés
violents
et
généreux
mais
sans
continuité).
6
toros
de
PALHA
(15
rencontres
à
la
cavalerie
–
1
chute
du
groupe
équestre
au
6e),
bien
présentés
et
diversement
armés,
braves
et
spectaculaires
au
cheval,
imprimant
race
et
fixité,
et
donnant
un
jeu
varié
(le
toro
le
plus
complet
fut
le
4e,
brave
et
puissant
en
deux
rencontres
très
mal
dosées,
spectaculaire
et
vibrant
à
la
muleta
;
ce
toro,
sorti
en
4e
position,
Africano,
n°646,
negro,
500
kg,
né
en
octobre
2000,
honoré
d'un
tour
de
piste
posthume
;
5e,
également
très
brave
en
trois
rencontres
plus
une
quatrième
au
regatón,
avec
la
musique
jouant
pendant
son
interprétation,
encasté
et
mobile
mais
s'éteignant
progressivement
;
1er
et
2e,
spectaculaires
et
vibrants
de
charge
bien
que
plus
incommodes
pour
le
toreo,
mais
transmettant
au
public
;
6e,
encore
spectaculaire
au
cheval
et
poussant
avec
vigueur
sous
le
fer,
puis
collant
et
arrêté
au
troisième
tiers
;
le
plus
compliqué
fut
le
3e,
mansito,
distrait
et
ne
se
fixant
que
rarement
dans
le
leurre
en
dépit
de
quelques
assauts
isolés
violents
et
généreux
mais
sans
continuité).
El
Fundi
a
coupé
une
oreille
face
au
premier
toro
de
la
corrida
puis
a
ravi
deux
pavillons
à
l'issue
de
sa
seconde
faena.
Le
torero
madrilène
a
retrouvé
ses
repères
face
à
un
lot
important
de
Palha,
même
si
la
conduite
de
ses
lidias
n'a
pas
été
exemplaire
–
notamment
face
au
4e
toro
–
et
s'il
n'a
pas
posé
les
banderilles
devant
le
torito
d'ouverture,
qui
a
particulièrement
mis
en
difficultés
les
hommes
vêtus
de
lumières.
Généreux
sous
la
pique,
le
premier
toro
de
l'après-midi
a
donné
pas
mal
de
répondant
et
de
soucis
au
Fundi,
pourtant
habitué
aux
luttes
de
haut
vol.
Spectaculaire
pour
le
public
mais
fort
incommode
pour
le
torero,
le
Palha
s'est
montré
particulièrement
incisif
dans
ses
charges,
accrochant
souvent
la
muleta
du
torero
de
Fuenlabrada.
Après
une
entière
engagée
au
second
essai,
le
toro
a
fini
par
se
rendre
après
une
belle
mort,
matérialisée
par
l'émouvante
résistance
de
ses
quatre
pattes,
bouche
fermée.
Le
protégé
de
Robert
Pilès
n'a
pas
été
en
mesure
de
mettre
en
valeur
comme
il
se
devait
le
4e
exemplaire,
particulièrement
mobile,
et
dont
la
bravoure
n'a
pas
été
montrée
sous
son
meilleur
jour
par
manque
de
coordination
en
piste
entre
le
maestro
et
son
banderillero
de
confiance.
Le
Palha
a
promené
avec
force
et
régularité
le
cheval
du
picador
Jesús
Vicente
jusqu'au
centre
de
la
piste,
faisant
preuve
d'une
bravoure
et
d'une
combativité
affirmées.
Imprimant
un
galop
toujours
aussi
important
aux
banderilles,
le
Palha
a
ensuite
été
au
centre
d'une
faena
d'intensité
croissante
et
menée
de
main
de
maître
par
le
Fundi,
qui
a
su
doser
un
toreo
calme
et
alluré.
Profitant
idéalement
des
qualités
de
son
adversaire,
José
Pedro
a
lié
une
faena
douce
et
mesurée,
comprenant
quelques
détails
de
muleta
très
fins
ainsi
qu'une
main
droite
idéalement
basse.
Plus
a
gusto
avec
le
toro,
le
Fundi
a
réussi
à
s'imposer
sur
les
deux
côtés,
notamment
sur
une
dernière
série
de
naturelles
avant
des
passes
finales
par
le
haut
supérieures.
Auteur
d'un
grand
estoconazo,
le
Fundi
a
pu
récolter
deux
nouvelles
oreilles
d'un
grand
toro,
qui
lui
a
rendu
la
confiance
et
le
goût
de
toréer
avec
un
petit
passage
à
vide.
Stéphane
Fernandez
Méca
a
écouté
un
silence
à
l'arrastre
du
2e
toro
puis
a
coupé
l'oreille
du
5e
exemplaire,
n'effectuant
pas
la
vuelta
et
regagnant
l'infirmerie
pour
une
crise
d'hypoglycémie.
Honoré
à
l'issue
du
paseo,
le
torero
nîmois
a
eu
du
mal
à
contenir
son
émotion
pour
sa
dernière
corrida
dans
l'amphithéâtre
varois.
Submergé
par
l'émotion,
il
n'a
d'ailleurs
pas
été
capable
de
donner
la
vuelta
au
5e
exemplaire,
regagnant
l'infirmerie
à
cause
d'une
crise
d'hypoglycémie,
favorisée
par
son
état
général
d'émotion
et
le
fait
qu'il
ne
s'était
pas
alimenté
à
la
mi-journée.
Son
premier
adversaire,
spectaculaire
dès
son
entrée
en
piste,
s'est
malheureusement
abimé
en
effectuant
une
vuelta
de
campana
à
la
cape,
conséquence
directe
d'une
réception
trop
brusque
par
véroniques
et
chicuelinas
alternées.
De
ce
fait,
la
monopique
a
dû
être
appliquée
de
façon
très
légère.
Muleta
en
main,
le
Nîmois
a
eu
du
mal
à
tenir
la
distance
car
le
toro,
présentant
une
charge
« pied
au
plancher »,
ne
lui
a
pas
laissé
un
moment
de
répit.
Stéphane
a
fini
la
faena
totalement
vidé
à
l'issue
de
trois
séries
principales.
La
première,
effectuée
à
droite,
a
permis
d'apprécier
la
transmission
du
toro,
qui,
conduit
sur
une
longue
distance,
a
décrit
deux
circulaires
complètes
autour
du
torero
nîmois.
Sur
la
fin
de
la
faena,
Fernandez
Méca
a
malheureusement
plus
subi
que
conduit
les
assauts
du
Palha.
Désireux
d'obtenir
un
dernier
succès
dans
des
arènes
qui
lui
ont
toujours
porté
bonheur,
Stéphane
Fernandez
Méca
a
lancé
ses
dernières
forces
dans
le
combat
du
5e
exemplaire.
Le
torero
nîmois
a
été
l'auteur
d'un
tiers
de
piques
encore
une
fois
magnifiquement
orchestré
grâce
à
la
précision
de
ses
mises
en
suerte
:
trois
piques
parfaitement
dosées,
avec
le
toro
placé
chaque
fois
plus
loin
au
fur
et
à
mesure
que
celui-ci
venait
manifester
avec
classe
sa
bravoure
sous
le
fer
du
Chano.
Fixe
à
la
pique,
le
toro
de
Palha
a
également
transmis
de
l'alegría
au
public
fréjusien,
ravi
de
l'interprétation
de
ce
tiers
de
piques
qui
s'est
conclu
par
une
quatrième
rencontre
al
regatón
et
l'intervention
de
la
musique
pendant
celle-ci.
Bouche
fermée,
le
toro
a
bien
répondu
aux
sollicitations
de
Stéphane
en
début
de
faena.
Le
Nîmois
s'est
appliqué
à
conduire
le
toro,
main
basse,
se
montrant
en
revanche
plus
emprunté
sur
la
corne
gauche.
A
partir
de
là,
la
faena
a
commencé
à
décliner
à
l'unisson
du
toro
qui
n'a
pas
favorisé
l'enchaînement
des
muletazos.
Conclusion
décevante
pour
un
combat
qui
avait
enchanté
la
totalité
du
public
varois.
Denis
Loré
a
effectué
une
vuelta
à
l'issue
de
sa
première
prestation
puis
a
coupé
l'oreille
du
dernier
toro
de
l'après-midi.
L'autre
torero
nîmois
de
la
journée
a
été
particulièrement
malchanceux,
héritant
du
plus
mauvais
sorteo.
Son
premier
adversaire,
doté
d'une
charge
incertaine
et
sans
classe
au
fer,
ne
s'est
quasiment
jamais
fixé
dans
les
leurres,
manseaut
dans
ses
déplacements
et
ne
mettant
donc
pas
en
confiance
les
banderilleros.
Avec
un
professionnalisme
à
fleur
de
peau,
le
protégé
de
Jean-Marie
Bourret
a
su
s'imposer
dès
la
première
série
de
muletazos
par
des
naturelles
autoritaires,
laissant
le
toro
aller
dans
le
terrain
du
toril.
Doté
d'un
souffle
très
fort,
le
toro
de
Palha
s'est
par
la
suite
rendu
à
la
technique
du
Nîmois,
excellent
sur
deux
séries
droitières,
main
basse,
malgré
le
manque
de
continuité
de
l'animal
dans
ses
assauts.
Malheureusement,
cette
faena
construite
avec
patience
et
intelligence
a
été
gachée
à
l'épée
après
un
final
supérieur
par
aidées
par
le
haut.
Incommode
à
la
cape,
le
dernier
toro
de
la
corrida
de
Palha
a
une
fois
de
plus
été
au
centre
d'un
tiers
de
piques
très
animé,
envoyant
Nicolas
Bertoli
au
tapis
lors
de
la
première
rencontre.
Par
la
suite,
le
picador
arlésien
a
dosé
deux
bonnes
piques
au
cours
desquelles
le
Palha
a
poussé
avec
vigueur.
En
revanche,
celui-ci
s'est
avéré
très
difficile
à
déplacer
et
le
Fundi
a
eu
toutes
les
peines
du
monde
pour
le
remettre
en
suerte.
Plutôt
distrait,
le
toro
n'a
pas
facilité
les
affaires
de
Denis
Loré.
Ignorant
ces
carences,
le
torero
nîmois
a
réalisé
un
nouvel
effort
face
au
caractère
collant
et
inconstant
de
son
adversaire.
Baissant
la
main
droite
avec
une
torería
affirmée,
Denis
a
maintenu
sa
faena
à
un
bon
niveau
en
dépit
de
deux
avertissements
particulièrement
salés
de
la
part
du
Palha.
Après
un
estoconazo,
le
torero
nîmois
a
lui
aussi
pu
récolter
une
oreille
en
toute
justice.
Christophe
Chay
|
|
DIMANCHE
31
JUILLET
2005
BEAUCAIRE
|
|
Arènes
de
Beaucaire
:
Corrida
des
Estivales
Temps
:
Ciel
dégagé,
température
estivale,
pas
de
vent.
Durée
:
2
H
20
Entrée
:
4/5
d'arène
Toros
:
Hubert
Yonnet
480,
490,
520,
500,
530
et
510
kg
Stéphane
FERNANDEZ
MÉCA
(jus
de
tomate
de
Châteaurenard
&
or)
:
1
avis
et
saluts
–
1
avis
et
applet
-
1
oreille.
Denis
LORÉ
(souris
des
villes
&
or)
:
saluts
et
silence
Julien
LESCARET
(Médoc
grand
cru
&
or)
:
blessure.
Article
Midi
Libre
du
1er
Août
2005
|
|
Décevente
et
dangereuse
corrida
de
Yonnet
Un
seul
trophée
et
pas
mal
de
souffrances.
Depuis
bien
longtemps
les
arènes
de
Beaucaire,
pour
les
cartels
proposés
fin
juillet
dans
le
cadre
des
annuelles
Estivales,
n'avaient
autant
rassemblé
d'aficionados
que
celui
affiché
hier
avec
des
composantent
exclusivement
françaises.
Pour
cette
journée
aux
couleurs
nationales,
superbe
entrée
sur
les
gradins,
temps
idéal
pour
le
public
et
les
toreros,
mais,
malheureusement
au
bilan,
résultat
sans
vrai
brio.
De
présentation
correcte
mais
assez
inégale
(
le
sixième
présentait
une
armure
endommagée),
le
lot
d'Hubert
Yonnet,
avec
des
charges
irrégulières
pour
plusieurs
des
pensionnaires,
et
surtout
un
danger
évident
extériorisé
par
au
moins
trois
d'entre
eux,
ont
très
vite
limité
le
relief
d'une
corrida
qui
promettait
d'avoir
une
physionomie
très
entretenue.
Pour
sa
présentation
sur
le
sable
beaucairois,
Julien
Lescaret
vit
d'entrée
la
malchance
le
poursuivre
et
la
souffrance
l'accompagner.
Non
content
d'avoir
hérité
d'un
adversaire
particulièrement
incommode
et
impropre
à
dessiner
une
faena
liée
et
construite,
le
jeune
maestro
du
Sud-Ouest,
en
portant
l'estocade,
fut
spectaculairement
soulevé
par
la
corne,
subissant
une
blessure
douloureuse
au
mollet
gauche
l'obligeant
à
quitter
les
arènes,
à
être
transporté
à
l'infirmerie,
puis
à
l'hôpital
Kennedy
de
Nîmes
pour
y
être
opéré
hier
soir.
Pareille
difficile
journée
pour
Denis
Loré
qui,
avec
un
cran
toujours
admirable
et
une
vaillance
de
tous
les
instant,
eut
à
se
mesurer
à
deux
opposant
d'un
danger
pressant
et
comparable.
Évitant
d'extrême
justesse
la
cornada,
le
matador
nîmois,
étala
courage
et
engagement,
responsabilité
et
valeur,
mais,
devant
le
pire
lot
de
la
corrida,
dut
se
résoudre
à
quitter
les
Estivales
sans
oreille.
Conservant
la
reconnaissance
intacte,
évidemment,
des
aficionados
présents.
Pour
la
journée
qui
marquait
ses
adieux
sur
le
sable
de
Beaucaire.
Stéphane
Fernandez
Meca
faillit
bien
à
son
tour
fêter
son
départ
sans
pouvoir
remercier,
un
trophée
en
main,
l'aficion
locale
pour
son
soutien.
Face
aux
toros
de
Yonnet
qui
lui
échurent
d'abord,
le
maestro,
avec
énergie
et
fermeté
se
dépensa
sans
compter,
traça
devant
son
second
adversaire
des
séries
de
redondos
particulièrement
ardentes
après
un
tercio
de
piques
qui
valut
à
son
picador
un
vrai
succés
personnel,
mais
perdit
avec
l'épée
tout
le
bénéfice
de
ses
effort.
Ce
n'est
finalement
qu'en
toute
fin
de
corrida,
combatant
le
toro
normalement
réservé
à
Julien
Lescarret,
que
le
torero
réussit
à
signer
une
faena
soulignant
et
récompensant
sa
valeur.
Au
cours
d'une
lidia
dynamique
offerte
à
un
adversaire
mobile
et
de
caste,
il
parvint
enfin
à
imposer
sa
loi.
Et
à
faire
éclater
son
bonheur.
Rolland
Massabiau
|
|
LUNDI
15
AOÛT
BÉZIERS
|
|
Arènes
de
Béziers
:
Feria
de
béziers
Temps
:
Temps
splendide,
assorti
d'un
vent
prononcé.
Durée
:
2
H
30
Entrée
:
Quasi-plein
Toros
:
Hubert
Palha
560,
545,
555,
540,
550
et
535
kg
EL
FUNDI
(Vert
empire
&
argent)
:
Salut
au
tier
-
Silence.
Stéphane
FERNANDEZ
MÉCA
(Blanc
&
blanc)
:
Silence
-
Bronca.
Denis
LORÉ
(Ivoire
&
or)
:
Oreille
-
Avis
et
silence
Article
Midi
Libre
du
16
Août
2005
|
|
Loré
surnage,
Meca
emporté
par
la
houle
|
|
Drôle
d'après-midi
de
toros
que
celle
vécue,
hier,
aux
arènes
de
Béziers
par
10
000
spectateurs.
La
corrida
de
Palha
très
attendue
en
raison
d'un
contexte
polémique
(une
affaire,
encore
pendante,
de
cornes
de
toros
de
cet
élevage
sur
lesquelles
pèse
un
soupçon
de
manipulation
frauduleuse)
s'est
avérée
aussi
âpre
que
superbement
présentée,
les
six
exemplaires
à
la
bravoure
très
variable
s'avérant
le
plus
souvent
être
de
très
retors
opposants
faisant
souffler
la
tempête
en
piste.
Sur
la
foi
de
sa
maîtrise
technique,
El
Fundi
(saluts
et
sifflets)
a
su
naviguer
malgré
un
gros
grain
devant
son
premier
qui
avait
des
envies
de
meurtre
dès
les
banderilles.
Le
Madrilène
ne
se
démontait
pas
et
faisait
front
avec
décision.
Il
eut
plus
de
difficultés
avec
son
compliqué
second
mais
s'en
sortit
dignement.
Denis
Loré
(oreille
et
applaudissements)
a
commencé
son
après-midi
en
liant
quatre
véroniques
pieds
joints
avec
beaucoup
de
suavité,
avant
de
profiter
de
la
charge
de
son
opposant
via
une
superbe
entame
droitière.
Avec
mérite
il
tirera
des
naturelles
au
compte-gouttes
et
emballera
le
tout
par
des
statuaires
hiératiques
avant
de
conclure
d'un
beau
coup
d'épée.
Soit
l'ensemble
le
plus
complet
de
ce
15
août.
Il
ne
restera
pas
comme
un
jour
parfait
pour
le
Nîmois
car
il
ne
put
hélas
que
peu
entreprendre
avec
un
sixième
très
vite
arrêté.
Reste
Stéphane
Meca
(sifflets
et
bronca)
qui
aura
commencé
sa
journée
par
une
standing
ovation
de
cinq
minutes
saluant
sa
proche
retraite,
avant
de
l'achever
sous
les
lazzis
d'un
conclave
en
ébullition.
Qui,
après
l'avoir
gentiment
chahuté
à
l'issue
de
son
premier
combat,
le
prit
carrément
en
grippe
quand
il
s'avéra
très
peu
présent
lors
des
deux
premiers
tiers
de
son
second.
Et,
alors
que
devait
débuter
la
faena,
le
public
de
réclamer
narquoisement,
sur
l'air
des
lampions,
l'entrée
en
piste
des
subalternes.
Vexé,
non
sans
raison
mais
dans
des
proportions
démesurées,
le
Nîmois
n'esquisse
même
pas
un
début
de
faena,
prend
l'épée
et
couche
son
toro,
devant
des
gradins
ulcérés
qui
lui
tournent
le
dos.
En
guise
de
cérémonie
d'adieux,
il
avait
certainement
rêvé
mieux
que
ce
naufrage.
Vincent
COSTE
|
|
DIMANCHE
21
AOÛT
SAINT
GILLES
|
|
Arènes
de
Saint
Gilles
:
Feria
de
la
Pêche
et
de
l'Abricot
Temps
:
Ciel
couvert
avec
quelques
gouttes
de
pluie
et
vent
intermittent.
Durée
:
2
H
25
Entrée
:
2/3
d'arène
Toros
:
Margé
480,
490,
460,
520,
500
et
510
kg
Denis
LORÉ
(Chardon
des
Pyrénées
&
or)
:
vuelta
et
oreille
avec
avis
Julien
MILETTO
(Piment
de
Cayenne
&
or)
:
Oreille
et
2
oreilles.
Jonathan
VEYRUNES
(Muleta
et
argent)
:
Oreille
avec
avis
et
saluts
Article
Marseillaise
du
24
Août
2005
|
|
HABEMUS
TOREROS
ET
TAUREAUX
|
Il
faisait
un
temps
à
hésiter
à
mettre
un
aficionado
dehors
!
Vent
violent,
grisaille,
quelques
gouttes
de
pluie
à
mi-course
mais
des
taureaux
et
des
toreros
:
la
bande
à
Margé,
solide,
bien
armée
et
de
présentation
irréprochable
fit
honneur
à
ses
couleurs,
autorisa
de
vrais
tercios
de
piques,
contraignit
les
hommes
à
s'exposer
et
à
se
donner,
installa
les
soleils
sur
les
visages.
Que
les
uns
et
les
autres
soient
Français
rend
la
fête
plus
belle
et
sans
chauvinisme
aucun
il
est
bien
agréable
de
constater
et
de
dire
:
nous
avons,
nous
aussi,
de
bons
taureaux,
de
bons
toreros,
les
uns
et
les
autres
méritent
davantage
de
considération
que
celle
qui
leur
est
généralement
accordée.
Denis
Loré,
pour
avoir
maîtrisé
les
dangers
présentés
par
l'une
et
l'autre
corne,
et,
stoïque,
livré
combat
à
son
premier
adversaire,
lui
avoir
imposé
les
règles
du
jeu,
être
resté
à
la
merci
des
cornes
avant
d'envoyer
une
grande
estocade,
Denis
méritait
mieux
que
la
vuelta.
Ah
!
être
chef
de
lidia.
Un
quite
en
chicualinas
et
serpentina,
les
naturelles
fluides,
une
autorité
jamais
démentie,
ce
fut
comme
un
cours
de
bonne
tauromachie
offert
à
ses
jeunes
collègues
:
les
descabellos
n
lui
autorisèrent
qu'une
oreille,
mais
que
buen
torero
ese
torero
me
dit
mon
voisin
–qu'il
est
bien
ce
torero).
Habile
capotero,
Julien
Miletto
offrit
deux
faenas
allant
du
bon
à
l'excellent.
A
la
fois
concentré
et
détendu,
souriant,
il
se
montra
délicat
et
ferme,
sa
muleta
fut
d'une
étonnante
maîtrise
pour
jeune
torero
aux
rares
contrats,
plus
encore
lors
de
sa
seconde
intervention.
Sous
les
yeux
du
frère
de
César
Ricon,
vivement
intéressé,
il
fit
évoluer
un
manso
violent,
avec
une
gracieuse
sûreté
il
en
transforma
les
brusqueries,
obligea,
capta
et
conduisit
l'anima,
conclut
par
une
estocade
immédiate.
Jonathan
Veyrunes,
face
un
excellent
taureau,
Jonathan,
très
tendu,
ne
laissa
pas
passer
l'occasion.
Après
un
quite
en
trois
chicuelinas
millimétrées
il
dédia
à
l'assistance
et
prouva
que
son
alternative
n'était
pas
due
au
hasard.
Quel
mérite
pour
ce
garçon
exerçant
pour
la
deuxième
fois
seulement
de
la
saison
!
Face
au
second
il
débuta
bien,
baissa,
étira
le
bras,
puis
les
cornes
accrochèrent
la
muleta,
à
mi-faena
;
il
revint
chaque
fois,
mais
le
charme
était
rompu.
Deux
grandes
estocades.
La
féria
de
Saint-Gilles
aura
consolé
bon
nombre
d'aficionados
de
désillusions
vécues
tout
au
long
de
cette
saison
qui
tire
à
sa
fin,
et
prouvé
que
les
jeunes
valeurs
existent
dans
cette
région,
qu'ils
ont
en
Denis
Loré
un
modèle
qu'ils
n'ont
pas
seulement
à
respecter
pour
ce
qu'il
est,
mais
pour
son
inébranlable
foi,
pour
ce
qu'il
fait.
J
CL
LORANT-RAZE
|
|
SAMEDI
3
SEPTEMBRE
BAYONNE
|
|
Arènes
de
Bayonne
:
Feria
de
l'Atlantique
Temps
:
Temps
beau
et
chaud,
se
couvrant
progressivement,
légère
brise.
Durée
:
2
H
17
Entrée
:
4/5
d'arène
Toros
:
Valdefresno
501,
471,
471,
486,
556
et
508
kg
Denis
LORÉ
(Ivoire
&
or)
:
Salut
au
tiers
et
salut
au
tiers
avec
avis
EL
CID
(Moutarde
&
or)
:
Salut
au
tiers
et
oreille.
Miguel
Angel
PERERA
(Blanc
et
or)
:
Oreille
et
salut
au
tiers
Article
Sud-Ouest
du
4
Septembre
2005
|
|
AUTANT
EN
EMPORTENT
LES
MULES
|
|
Les
Valdefresno
ont
mis
du
coeur
à
l'ouvrage.
Mais
les
matadors
n'ont
pas
forcé
leur
talent,
excepté
Loré,
qui
tua
mal
|
|
Il
faut
saluer
en
tout
premier
lieu
la
fine
et
belle
présentation
du
bétail
de
Valdefresno
et
Fraile
Mazas
(le
cinquième).
Des
cornes
élancées,
le
poil
encaustiqué,
d'attaches
légères
comme
les
pur-sang,
ces
toros
de
bascules
parfaites
(471
à
556
kg;
moyenne
499)
eurent
ensuite
un
comportement
fort
honorable
sous
le
matelas
(douze
piques)
où
l'on
remarqua
la
juteuse
bravoure
de
ce
cinquième
exemplaire.
Enfin,
et
ce
n'est
pas
la
moindre
chose,
félicitons-nous
du
commerce
agréable
de
ces
bêtes
à
la
muleta.
Souvent
de
la
noblesse
à
revendre,
même
si
les
bougies
manquaient
parfois
de
longue
cire.
Donc,
on
pouvait
toréer.
Au
risque
de
passer
pour
«
M.
Glandu
»,
l'éternel
râleur
de
Thierry
Le
Luron,
avouons
pourtant
que
deux
petites
oreillettes
à
l'arrivée
paraissent
un
maigre
lot
de
consolation.
Dans
d'autres
mains
et
d'autres
temps,
sept
à
huit
trophées
auraient
été
exhibés
sans
triomphalisme
notoire.
Faisons
les
comptes
:
d'abord
Denis
Loré,
revenu
en
terre
basque
prouver
qu'il
est
torero
de
la
tête
aux
pieds.
Ce
garçon
qui
d'habitude
estoque
des
guêpes
en
plein
vol
s'est
hier
fourvoyé
chaque
fois,
ne
plaçant
qu'au
troisième
jet
les
superbes
épées
que
tous
attendaient.
Adieu
deux
pavillons.
Il
les
méritait.
Sa
première
faena
débutée
au
centre
par
un
triptyque
«
cambio-molinete-cambio
bis
»
connut
des
zig-zags
dus
au
frontal
désordonné
du
premier
toro.
Mais,
peu
à
peu,
Denis
se
faisait
moins
accrocher
le
tissu,
les
muletazos
gagnaient
en
arrondi,
le
toro
comprenait
qu'il
avait
un
maître.
Tout
ceci
bien
sûr
avant
les
loupés
sabre
au
clair.
Le
quatrième
Valdefresno
marche
en
tourteau.
Ce
défaut,
magnifiquement
corrigé
par
le
lancier
camarguais
Nicolas
Bertoli,
permet
à
Loré
de
bâtir
selon
nous
le
meilleur
bouquet
de
naturelles
de
la
soirée.
La
muleta
presque
sous
le
sable,
Denis
rectifie
vite
quelques
touchettes
et
enlace
trois
séries
franchement
savoureuses.
Le
public
et
Jean-Paul
Fournier,
le
maire
de
Nîmes,
à
qui
Loré
a
brindé
ce
toro,
applaudissent
pour
de
vrai.
C'est
juste,
croisé,
au
milieu
du
leurre,
authentique.
Même
le
pecho
conçu
et
conduit
à
terme
en
regardant
les
balcons
restera
comme
une
signature
de
toreria.
Mais
là
encore
les
armes
se
sont
enrayées.
Le
grand
toro
de
la
course,
Comisario,
numéro
10,
sortit
en
seconde
position.
Un
toro
pour
faire
fortune,
le
ticket
seul
à
l'Euromillions,
1
000
hectares
à
Marbella.
El
Cid
l'a
enroulé
de
façon
convenable.
Il
y
eut
un
certain
temple
et
une
cadence
réelle
dans
les
retours
doublés
par
le
haut.
Oui...
mais.
La
mention
«
pouvait
mieux
faire
»
a
longtemps
garni
nos
carnets
scolaires.
Hier,
elle
s'appliquait
à
la
lettre
au
Cid.
Il
salua
après
un
pinchazo
et
une
entière
alors
que
deux
oreilles
devaient
remplir
sa
gibecière.
Il
en
coupa
une
au
cinquième
toro
suite
à
une
faenita
propre
quoique
sans
âme
et
languissante.
Quant
à
Miguel
Angel
Perera,
retenons
de
lui
quatre
magnifiques
gauchères
au
troisième
cornu,
un
huit
inversé
joliment
négocié
plus
une
estocade
majeure
en
restant
stoïque
devant
le
berceau.
A
l'ultime
toro,
d'élégants
derechazos
précéderont
une
séance
de
derviches
tourneurs
dont
il
aurait
pu
se
passer.
Le
tout
conclu
d'une
lame
basse.
Bref,
vous
ne
nous
ôterez
pas
de
l'esprit
que
derrière
les
mules
il
y
avait
des
dépouilles
et
sur
elles
des
appendices
qui
n'auraient
jamais
dû
connaître
l'étal.
Zocato
|
|
DIMANCHE
17
SEPTEMBRE
NÎMES
|
|
Arènes
de
Nîmes
:
Feria
des
Vendanges
Temps
:
Ciel
panaché,
rafales
de
vent
violentes
en
première
partie.
Durée
:
2
H
40
Entrée
:
8000
spectateurs
Toros
:
Samuel
et
Agustine
FLORES
482,
478,
491,
471,
460
et
578
kg
Stéphane
FERNANDEZ
MECA
(Roi
de
France
&
Or)
:
deux
avis
avec
sifflets
et
ovation
Denis
LORÉ
(Lavande
de
la
basse
Drôme
&
or)
:
deux
avis
avec
silence
et
oreille
JAntonio
FERRERA
(Curaçao
&
or,
avec
parements
noirs)
:
Oreille
et
2
oreilles.
Article
La
Provence
du
18
Septembre
2005
|
|
LORÉ
SE
BAT,
FERRERA
COUPE,
LES
FLORES
BRILLENT
|
|
Le
vent
a
tout
compliqué.
Émergent
le
courage
de
Loré
et
la
grandeur
du
6°
toro
malgré
les
3
oreilles
de
Ferrera
|
|
Un
truc
de
ouf
!
Denis
Loré
a
vécu
un
après-midi
de
fou
dans
"ses"
arènes
de
Nîmes
hier.
Le
vent
s'est
invité
lors
de
sa
première
faena
et
c'est
donc
la
muleta
souvent
à
l'horizontale,
face
à
un
Lopez
Flores
qui
n'avait
pas
besoin
de
ce
genre
d'hésitation,
que
le
Nîmois
se
battra
pour
arracher,
après
un
avis,
une
seule
vraie
passe.
Entre-temps
le
public
a
soutenu
à
juste
titre
son
torero,
l'invitant
à
se
rapprocher
du
toril
là
où
le
vent
était
moins
casse-pieds.
La
mort
tardera
face
à
un
collaborateur
aussi
difficile
à
fixer
que
les
capes
en
plein
vent.
Silence
pour
ce
combat,
mais
une
énorme
oreille
pour
le
second.
En,
sortant,
ce
5eme
a
impressionné
par
sa
présentation.
Pas
énorme
(460
kg),
il
compensait
en
étant
veleto
(cornes
hautes,
larges
et
fines).
Plutôt
mou
au
cheval
(3
rencontres)
il
sera
difficile
durant
la
faena.
Loré,
aux
planches,
se
fera
cueillir
par
le
gilet...
Les
minutes
séparant
le
public
de
la
port
de
Carjuteso
seront
hyper
tendues.
Loré
a
tout
tenté,
s'est
engagé,
et
chaque
fois
les
"fameuses"
cornes
le
cherchaient,
Près,
tout
près.
Vraiment,
c'était
un
truc
de
fou.
Merci
Monsieur
Loré.
Remerciements
nourris,
aussi,
pour
Meca.
L'autre
Nîmois
du
jour
est
sur
le
départ,
il
a
moins
forcé
ses
talents.
Il
s'est
plus
battu
avec
le
vent
qu'avec
son
premier
qui,
sans
vices
apparents,
ne
demandait
que
de
la
fermeté.
Le
public
est
resté
courtois
face
à
une
mort
difficile.
Le
second,
brindé
à
sa
famille,
son
garçon
en
barrera,
se
pliera
à
une
faena
monotone.
Malgré
d'insistant
applaudissements,
Meca
ne
sortira
pas
des
barrières
après
son
dernier
combat
dans
ses
arènes
de
Nîmes...
Après-midi
émouvant
et
éreintant
pour
les
Nîmois,
corrida
"jackpot"
pour
Antonio
Ferrera.
Trois
oreilles
tombent
du
palco
pour
son
retour
dans
cette
plaza.
C'est
très
bien
mais,
s'il
revient,
un
peu
plus
de
sincérité
serait
bienvenue.
Dans
les
banderilles,
en
évitant
de
trop
toréer
avec
la
voix...
De
Ferrera
restera
la
noblesse
de
son
dernier
taureau,
le
6eme
(tour
de
piste
posthume).
Une
petite
merveille
passant
et
repassant
presque
sans
sollicitation.
Ce
Flores,
à
l'image
du
lot,
a
été
plus
qu'intéressant.
Certes,
la
cavalerie
n'a
pas
été
mise
à
mal
par
des
excès
de
bravoure,
mais
la
chambrée
a
tenu
debout
et
avait
le
mordant
qu'il
fallait.
Dommage
que
le
vent
ait
gâché
une
part
de
l'appréciation.
Jules
ZAOUI.
Article
Sud
Ouest
du
18
Septembre
2005
"Denis
Loré
a
confirmé
qu'il
est
seigneur
en
pays
d'oc.
Son
premier
cornu
le
serre
de
façon
permanente.
Lui,
l'ignore,
le
tord,
le
broie.
C'est
maintenant
le
toro
qui
râle,
abandonne
et
encaisse
trois
superbes
derechazos
prés
du
toril.
Le
cerf
à
seize
cors
sorti
en
cinquième
position
glace
les
tendidos.
Le
gilet
arraché
dès
le
début
de
faena,
Loré
revient
entre
les
coutelas
se
battre
à
la
Bayard.
C'est
un
croisé
au
milieu
de
mille
Sarrasins.
On
a
le
poil
dressé,
on
se
signe,
on
se
tient
le
bras.
Après
une
moitié
d'épée
et
un
descabello,
la
foule
libère
ses
peurs."
Zocato
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DIMANCHE
16
OCTOBRE
Festival
de
Bienfaisance
à
SAINT
GILLES
au
profit
de
l'Association
EQUITE
Arènes
de
Saint
Gilles
:
Festival
taurin
de
solidarité
Temps
:
Ciel
couvert.
Durée
:
2
H
40
Entrée
:
gradins
quasiment
pleins
Novillos
:
6
d'Andres
Ramos
et
1
exemplaire
de
Tardieu
José
Antonio
CAMPUZANO
:
deux
oreilles
Denis
LORÉ
:
deux
oreilles
Morenito
de
Nîmes
:
oreille
Juan
BAUTISTA
:
deux
oreilles
et
la
queue
Sébastien
CASTELLA
:
deux
oreilles
et
la
queue
Julien
MILETTO
:
deux
oreilles
et
la
queue
Jérémy
BANTI
:
oreille
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ACTUALITÉ
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